Recherche, pratique, dialogue

Des vignes saines en viticulture biologique

Ensemble contre le mildiou

deen

Projet de recherche pratique

Avec VITIFIT (Vitis vinifera durch Forschung, Innovation und Transfer), a démarré en 2019 le plus grand projet de recherche pratique en viticulture biologique.

Pour la première fois, toutes les principales institutions de recherche viticole allemandes se sont associées pour un projet commun à des associations d’agriculture biologique ainsi qu’à des partenaires écononomiques et de la viticulture biologique.

Cette mise en réseau interdisciplinaire sera renforcée par une plateforme digitale, qui vise à aider les partenaires du réseau et tous ceux qui s‘interessent aux questions techniques à avoir un échange continu. La participation au prossesus de recherche et aux connaissances techniques est tout aussi importante que la communication et le transfert de connaissances entre les différents acteurs de la profession, du conseil et de la recherche.

Priorités du projet

Partie A

Développement et optimisation de stratégies de protection des cultures contre le mildiou en viticulture biologique pour les cépages classiques et nouveaux

Les pesticides contenant du cuivre sont malheureusement toujours encore la seule option efficace et approuvée en viticulture biologique pour lutter contre le peronospora de la vigne. Cependant, dans le cadre de la protection des sols et des eaux, la viticulture biologique prévoit une réduction jusqu’à l’élimination complète des pesticides contenant du cuivre.

La partie A se concentre donc principalement sur la recherche de stratégies innovantes de protection des cultures visant à minimiser l’utilisation de cuivre. Dans ce but, divers extraits de plantes ainsi que des formulations améliorées doivent être testés pour leur efficacité. De plus, le procédé de microencapsulation, dit CuCaps, est destiné à optimiser l’efficacité biologique des sels de cuivre et à en réduire l’utilisation.

De plus, d’autres méthodes pratiques et solutions techniques doivent être développées et optimisées individuellement et en combinaison dans différents endroits. Celles-ci comprennent des mesures de viticulture telles que la défoliation ciblée et l’utilisation de revêtements de sol, l’application de nouveaux ingrédients actifs et le rayonnement UV-C. Ces mesures seront testées sur des cépages classiques et en partie aussi sur de nouveaux cépages résistants.

En vue d’une éventuelle ré-autorisation du phosphonate de potassium, l’absorption, la localisation et la formation de dépôts de phosphonate de potassium dans la vigne, ainsi que dans le moût et le vin, seront examinées sur des cépages classiques.

De plus, il sera vérifié si l’application d’agents de protection des cultures écologiques a des effets négatifs sur l’écosystème des feuilles et des gaines foliaires des vignes.

 

Contact
Hochschule Geisenheim University (HGU): Randolf.Kauer@hs-gm.de

Institutions concernées:

  • Bayerische Landesanstalt für Weinbau und Gartenbau (LWG)
  • Dienstleistungszentrum Rheinhessen-Hunsrück-Nahe (DLR-RNH)
  • Dienstleistungszentrum Rheinpfalz (DLR-RP)
  • F.A. Universität Erlangen-Nürnberg: Lehrstuhl für Prozessmaschinen und Anlagentechnik (iPAT)
  • Julius Kühn-Institut Bundesforschungsinstitut für Kulturpflanzen (JKI)
  • Staatliches Weinbauinstitut Freiburg (WBI)
  • Weincampus Neustadt
  • Trifolio-M
  • uv-technik meyer 
moins

Partie B

Études d’élevage, de stylistique du vin, d’acceptation par le marché et de faisabilité économique de nouveaux cépages

La partie B concerne le développement et l’établissement de nouvelles variétés connues pour être résistantes aux champignons. De nouvelles résistances au pathogène du mildiou (Plasmopara viticola) seront identifiées en sélection dans des ressources génétiques précédemment inutilisées et croisées dans les lignées de reproduction actuelles.

Des caractéristiques variétales vinicoles seront développées et des clones sélectionnés afin de développer ou de continuer à développer des cépages qui produisent une résistance stable et durable au pathogène et qui ont une base génétique élargie.

Dans le même temps, la qualité et la stylistique des vins issus des nouvelles variétés déjà existantes devront encore être optimisées et adaptées aux besoins des consommateurs.

Les nouveaux cépages ont le potentiel d’économiser des pesticides. Il en résulte des avantages économiques pour le vigneron et des avantages écologiques pour l’environnement. Afin de rendre ces liens plus transparents, les aspects opérationnels et les effets de durabilité sur toute la chaîne de production, des sélectionneurs aux sociétés de production en passant par les canaux de vente, seront évalués à l’aide de relevés de temps numériques, d’enquêtes, d’expérimentations de marché et d’études de cas individuels.

En outre, un concept d’enquête en six étapes visant des groupes cibles et des canaux spécifiques de marketing et de communication doit être développé afin d’aider ces variétés à mieux réussir sur le marché du vin.

 

Contact:
Julius Kühn-Institut Bundesforschungsinstitut für Kulturpflanzen (JKI): Reinhard.Toepfer@julius-kuehn.de

Institutions concernées:

  • Dienstleistungszentrum Rheinpfalz (DLR-RP)
  • Hochschule Geisenheim University (HGU)
  • Weincampus Neustadt
moins

Partie C

Adaptation du modèle de prévision «VitiMeteo Rebenperonospora» aux nouveaux cépages et à la viticulture biologique

La partie C concerne le modèle de prévision « VitiMeteo Rebenperonospora » et vise à optimiser ce modèle pour l’utilisation de méthodes de production écologiques en s’adaptant à de nouveaux cépages sélectionnés pour la résistance aux champignons.

Le modèle  » VitiMeteo Rebenperonospora  » est une aide à la décision précieuse pour le vigneron lorsqu’il s’agit de planifier une mesure de protection des végétaux. En traitant les paramètres météorologiques pertinents, le système détermine les périodes pendant lesquelles les infections et la formation de spores sont possibles. De plus, le système calcule le cours et la durée de la période d’incubation du peronospora de la vigne. Un modèle de croissance est également intégré dans la version actuelle du modèle. Pour adapter le système à de nouveaux cépages, différents paramètres doivent être enregistrés et évalués sur toute la saison. Pour cela, des données sur la sensibilité des différents cépages au peronospora de la vigne doivent être collectées. De plus, les différences dans le développement phénologique de la plante doivent être déterminées afin de prédire de manière fiable l’occurrence des stades sensibles. Si les propriétés de résistance des nouveaux cépages au pathogène sont précisément identifiées et caractérisées, les cépages peuvent être répartis en groupes en fonction des propriétés déterminées. Les algorithmes correspondants sont ensuite adaptés et intégrés dans le modèle de prévision existant

Le modèle de prévision adapté vise à réduire l’application d’agents de protection des cultures à un point tel que les stades de développement sensibles des nouveaux cépages sont protégés en toute sécurité et que les mécanismes sous-jacents de résistance ne sont pas influencés négativement par le peronospora de la vigne.

 

Contact:
Staatliches Weinbauinstitut Freiburg (WBI): Rene.Fuchs@wbi.bwl.de

Institutions concernées:

  • Bayerische Landesanstalt für Weinbau und Gartenbau (LWG)
  • Hochschule Geisenheim University (HGU)
  • GEOsens GmbH
moins

Partie D

Transfert de connaissances, mise en réseau et communication entre la recherche et la pratique

La partie D traite du développement de concepts pour optimiser la mise en réseau, la transparence et le flux d’informations entre les acteurs de la recherche et de la pratique. De nouveaux modèles de coopération et de structures de réseau sont en cours de création pour fusionner les connaissances des deux groupes «recherche» et «pratique».

À cette fin, la coopération entre les différentes institutions de recherche doit être encouragée plus fortement, et la participation des viticulteurs au processus de recherche rendu possible. Pour cela, les points de transfert de connaissances et d’informations doivent être identifiés et les réseaux existants doivent être étendus. Par ailleurs, une plateforme d’échange interactive sous forme d’application web est en cours de développement et sera mise à disposition de tous les acteurs du projet et de toutes les parties intéressées, pour permettre un échange direct au sein et entre les différents systèmes pendant la durée du projet. Cela donne à chacun, chercheurs et vignerons, la possibilité d’examiner et de tester les suggestions mutuelles.

Une grande variété d’événements tels que des forums, des séminaires, des cours de formation, des ateliers et des journées sur le terrain, ainsi que des outils d’enquête et de documentation, doivent permettre aux connaissances et aux résultats obtenus d’ être appliqués le plus rapidement possible dans les pratiques viticoles. De plus, des agents multiplicateurs seront formés, du matériel de travail conçu et un concept pour le domaine de la formation et de la formation continue développés. Tous les contenus et résultats seront préparés pour des groupes cibles spécifiques et transférés par les différents canaux d’information à la pratique, la recherche, les conseils et les acteurs économiques. Parallèlement, des supports d’informations pratiques tels que des brochures et des modes d’emploi seront créés.

De plus, il est prévu de créer un réseau de recherche pratique axé sur la «protection des plantes en viticulture biologique». En outre, un plan d’action pratique pour les viticultures visant à réduire davantage l’utilisation du cuivre dans la viticulture biologique doit être mis à disposition.

 

Contact:
Dienstleistungszentrum Ländlicher Raum Rheinpfalz (DLR-RP): Charlotte.Hardt@dlr.rlp.de

Institutions concernées:

moins

Objectifs du projet

Le projet VITIFIT a pour objectif de réduire et de remplacer à long terme les produits phytosanitaires contenant du cuivre pour lutter contre le mildiou (Plasmopara viticola) en viticulture biologique.

À cette fin, des stratégies innovantes de protection des cultures sont en cours d’élaboration à différents endroits, où des nouveaux ingrédients actifs, des formulations améliorées, des technologies physiques et des mesures de viticulture sont testés dans diverses combinaisons.

En outre, les acitivités d’élevage et les stratégies de cultivar doivent être davantage encouragées afin de maintenir une résistance aussi stable que possible dans les cépages résistants aux champignons. De plus, des recommandations œnologiques pour les variétés existantes devraient être élaborées, l’acceptation par le marché encouragée, les indicateurs économiques et les effets de durabilité déterminés. Dans le même temps, le modèle de prévision «VitiMeteo Rebenperonospora» (VitiMeteo peronospora de la vigne) sera adapté aux nouveaux cépages et à la viticulture biologique.

Grâce à l’amélioration des structures de réseau et à un flux forcé d’informations, le transfert de connaissances et de technologies peut être optimisé et les possibilités d’échange entre la recherche et la pratique peuvent être accélérées. Toutes ces mesures visent à contribuer à rendre la protection des cultures plus économes en ressources, à assurer durablement l’existence d’entreprises viticoles biologiques et à promouvoir le passage à des modes de production biologiques.

Financement du projet

Le projet est financé par le ministère fédéral de l’alimentation et de l’agriculture (BMEL) sur la base d’une décision du Bundestag allemand dans le cadre du programme fédéral d’agriculture biologique et d’autres formes d’agriculture durable (BÖLN) pour un total de 6,3 millions d’euros. Le projet est prévu pour une durée de cinq ans (juin 2019 à mai 2024).

Contact

Coordination de projet

Hochschule Geisenheim University
Prof. Dr. Beate Berkelmann-Löhnertz
Beate.Berkelmann-Loehnertz@hs-gm.de
Prof. Dr. Randolf Kauer
Randolf.Kauer@hs-gm.de

Rédaction et transfer de connaissances VITIFIT

DLR Rheinpfalz
Dr. Charlotte Hardt
Charlotte.Hardt@dlr.rlp.de

Partenaires du projet

Institutions d‘enseignement et de recherche :

Associations d‘agriculture biologique

Partenaires dans la pratique:

Domaines viticoles biologiques modèles:

Bioland Weingut Ansgar Galler
Bio-Weingut Kronenhof Andreas Hattemer
Bio-Weingut Rummel
Weingut Wilhelm Zähringer

Weingut Zehnthof Theo Luckert